Le sable garde encore la trace de tes pas
Tu m’écris depuis Oran sur un papier couleur safran
Tu dis que le train part demain que tu reviendras par le même chemin
J’ai laissé la fenêtre ouverte pour le parfum des jardins
Et posé ton vieux foulard rouge sur la chaise près du bassin
Si tu entends mon nom dans le bruit des portes
Ne ferme pas les yeux, je serai là, en quelque sorte
Reviens doucement, sans promesse et sans détour
Pose ta main sur ma main, comme au premier jour
Reviens doucement, la nuit n’a rien effacé
Entre les murs blancs, ton rire est resté
Au marché de Bab El Oued, j’ai retrouvé notre marchand de thé
Il m’a demandé si tu venais, j’ai souri sans savoir quoi penser
Les lanternes au-dessus des tables, dessinaient des ronds sur le pain
Et dans la radio d’un café, une vieille chanson parlait de demain
Si tu entends mon nom dans le bruit des portes
Ne ferme pas les yeux, je serai là, en quelque sorte
Reviens doucement, sans promesse et sans détour
Pose ta main sur ma main, comme au premier jour
Reviens doucement, la nuit n’a rien effacé
Entre les murs blancs, ton rire est resté
J’ai compté les bateaux, depuis le quai jusqu’à l’aube
Chaque voile au loin, me disait que tu approches enfin
Reviens doucement, même si le temps nous surprend
Pose ta main sur ma main, et reste simplement
Reviens doucement, la nuit peut recommencer
Entre les murs blancs, nous saurons nous retrouver
Le sable garde encore, la trace de tes pas
Et mon cœur, sans effort, à gardé ta voix pour moi..
Guido - Christophe Semelier